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AVIS D'ENQUÊTE PUBLIQUE

 

                                                                Commune de Ste-Colombe

                                              

Projet de révision du Plan Local d’Urbanisme et d’instauration d’un Périmètre Délimité des Abords du Monument Historique constitué par la Maladrerie

 

AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE

 

 

Par arrêté municipal du 8 novembre 2019, le Maire de Ste-Colombe, a ordonné l’ouverture de l’enquête publique unique portant sur le projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune et le projet d’instauration d’un Périmètre Délimité des Abords du Monument Historique constitué par la Maladrerie.

 

Le projet de révision du PLU de Ste-Colombe, élaboré par la Commune a pour objet notamment de :

 

-        Améliorer l’équilibre en termes de démographie, de logements, d’emplois et d’équipements.

-        Favoriser le développement du centre-village et le développement économique.

-        Protéger les espaces naturels et construits, sans compromettre leur valorisation.

 

Le projet d’instauration d’un Périmètre Délimité des Abords du Monument Historique constitué par la Maladrerie, élaboré par la Direction Régionale des Affaires Culturelles (Pavillon Sully - Château de Fontainebleau 77300 FONTAINEBLEAU), a pour objet notamment de :

 

-        « limiter la servitude de protection aux espaces naturels ou bâtis se trouvant dans le champ de visibilité du monument c'est-à-dire soit étant visibles depuis l'édifice, soit étant visibles en même temps que lui à partir d'un point d'observation normalement accessible au public ».

 

L’enquête publique unique se déroulera en mairie de Ste-Colombe, (1 Place Alain Peyrefitte, 77650), pendant une durée de 32 jours consécutifs, du vendredi 29 novembre 2019 au lundi 30 décembre 2019 inclus.

 

Le projet de PLU révisé a fait l’objet d’une dispense d’évaluation environnementale, avis délibéré de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAe) en date du 25 avril 2019.

Toutefois, le rapport de présentation de la révision contient les éléments relatifs aux informations et incidences environnementales et l’ensemble du projet de PLU révisé a fait l’objet d’avis de Personnes Publiques Associées dont l’Etat.

 

Durant cette période, le dossier d’enquête comprenant notamment le projet de révision du PLU et le projet d’instauration d’un Périmètre Délimité des Abords du Monument Historique constitué par la Maladrerie, les pièces qui l’accompagnent et les avis des personnes publiques susmentionnées seront consultables :

 

  • à la mairie de Ste-Colombe, en version papier, aux jours et heures habituels d’ouverture ;
  • lors des permanences du Commissaire-Enquêteur,
  • sur le site internet http://www.mairie-sainte-colombe77650.fr

   

        avec un lien dédié, du jour et heure d’ouverture de l’enquête, jusqu’au jour et heure de clôture de celle-ci.     

 

Un poste informatique libre d’accès, sera à la disposition du public en mairie aux jours et heures habituels d’ouverture au public et lors des permanences du Commissaire-Enquêteur, pour consulter le dossier d’enquête et déposer toutes observations relatives à l’enquête.

 

Toute personne peut, à sa demande et à ses frais, obtenir communication du dossier d’enquête publique auprès de la mairie de Ste-Colombe.

Pendant le délai d’enquête, le public pourra formuler ses observations, propositions ou contre-propositions :

 

  • sur le registre unique sur support papier, à feuillets non mobiles, cotés et paraphés par le Commissaire-Enquêteur, ouvert à cet effet et disponible aux jours et heures habituels d’ouverture de la mairie,

-        sur l’adresse courriel dédiée à cet effet : plu.ste.colombe77650@gmail.com

  • par courrier postal à l’attention du Commissaire-Enquêteur, à l’adresse de la mairie : 1 Place Alain Peyrefitte, 77650 Ste-Colombe.

 

Seules les observations, propositions ou contre-propositions reçues pendant le délai de l’enquête et au plus tard le lundi 30 décembre 2019 à 18 h 00, y compris par voie électronique, rédigées en langue française et dans la limite d’une capacité de 5 MO pour les pièces jointes adressées via le registre électronique, seront prises en considération.

 

Monsieur Jean-Luc RENAUD, Professeur de droit et d’aménagement du territoire, a été désigné en qualité de Commissaire-Enquêteur par Madame la Présidente du Tribunal Administratif de Melun.

 

Le Commissaire-Enquêteur sera présent en mairie pour recevoir le public, les :

 

-        Vendredi 29 novembre 2019   de 17 h 00 à 20 h 00

-        Samedi 7 décembre 2019       de 09 h 30 à 12 h 30

-        Mercredi 18 décembre                        de 15 h 00 à 18 h 00

-        Lundi 30 décembre                  de 15 h 00 à 18 h 00.

 

A l’issue de l’enquête, le public pourra consulter le rapport et les conclusions du Commissaire-Enquêteur à la mairie et sur le site internet dédié : http://www.mairie-sainte-colombe77650.fr pendant une durée d’un an.

 

Au terme de l’enquête publique :

 

-        le Conseil Municipal de Ste-Colombe se prononcera par délibération, sur l’approbation du projet de révision du Plan Local d’Urbanisme et

-        le Préfet de la Région île-de-France  sur l’instauration d’un Périmètre Délimité des Abords du Monument Historique constitué par la Maladrerie (en cas de désaccord de la Commune, il sera créé par décret en Conseil d’Etat) ;

 

          éventuellement modifiés afin de tenir compte des conclusions de l’enquête publique et des différents avis recueillis dans le cadre de la procédure.

 

Monsieur le Maire de Ste-Colombe est la personne responsable du projet, auprès de laquelle des informations peuvent être obtenues.

 

Le Maire

 

Les premières exploitations d'argile remontent au XIXe siècle.

De l'exploitation en galeries, il ne reste que quelques vestiges.

Les carrières aujourd'hui sont à ciel ouvert.

Cette activité minière locale aura duré un siècle (de 1875 à 1975) et aura marqué la vie de nombreuses familles de la commune :

 

Témoignage d'un ancien mineur de fond Victor POUILLARD d'Ozoir la Ferrière 89 ans

Extrait du bulletin municipal d'Ozoir la Ferrière n° 18 - Décembre 1996

ETRE GLAISIER  : UN DUR METIER

GLAISIER : Appellation locale pour désigner le Mineur en Argile ou l'ensemble des personnels travaillant dans des exploitations d'extraction d'argile, les glaisières.

« J'avais onze ans lorsque ma mère s'installa avec moi à Ste Colombe, près de Provins, et c'est dans ce petit village que je passai le certificat d'études. Après quoi, je découvris les dures réalités de la vie active.

Ste Colombe possédait en 1922 d'importantes mines d'argile, matériau dont on faisait, selon sa qualité, des briques réfractaires pour les hauts-fourneaux, des tuiles, ou de la faïence... Certaines carrières étaient exploitées à ciel ouvert, d'autres couraient à des profondeurs variables.

Après avoir travaillé quatre ans en surface, je me retrouvai à 21 mètres sous terre dès que j'eus dix-huit ans. Dans les galeries, le travail, très pénible, était en outre dangereux en raison du risque d'explosion dû à un mélange d'air et de gaz. Ce dernier prenait naissance dans le bois de mine pourrissant à cause de l'humidité ambiante. C'était le « coup de mine » aussi terrible que le « coup de grisou ».

Les mineurs des glaisières, « les gueules grises » étaient payés au nombre de mètres cubes de glaise sortis. Afin de mesurer le volume extrait par chacun, des petits poteaux en bois étaient plantés régulièrement le long de galeries. Tous les quinze jours, au moment de la paye, un responsable passait. Il donnait un coup d'herminette sur le poteau correspondant à l'endroit où nous nous trouvions lors de sa visite et comptait le nombre de poteaux le séparant de celui sur lequel il avait effectué le même geste quinze jours plus tôt. Il en déduisait ainsi la distance  parcourue par chaque ouvrier.

Bien sûr, nous trichions un peu, reculant de deux ou trois mètres  l'ancien poteau entaillé.  Nous n'avions pas trop mauvaise conscience car si les salaires s'avéraient corrects, les conditions de travail imposées ne l'étaient pas. L'air, surtout, nous manquait. Il parvenait théoriquement dans les galeries au moyen d'une machine à bras située en surface et qu'un gamin actionnait...quand il ne jouait pas avec ses copains. De toute façon, les tuyaux étaient en si mauvais état qu'on n'aurait pas soufflé une allumette au bout des galeries. Les jeunes comme moi parvenaient à respirer mais les hommes plus âgés étouffaient.

Un jour, il y eut un « coup de mine » près de l'endroit où je me trouvais. Grièvement brûlé aux mains et au  visage, je vis ma peau se décoller affreusement. Un docteur me soigna à l'acide picrique puis au pyrolcol, une huile verte épatante masquant les cicatrices. Cet accident m'ayant valu de côtoyer la mort d'un peu trop près, j'eus très envie de mettre un terme à ma carrière de mineur de fond. Il me fallut pourtant redescendre et ce n'est qu'à l'âge de vingt-trois ans que je décidai d'arrêter ce dangereux métier. »