L'église de Sainte Colombe

 

Placée sous le vocable de Sainte Colombe et de la Vierge, elle remonte à la transition XIe - XIIe siècle et possède les caractéristiques de l'art roman élaboré (nef et transept de même hauteur, collatéraux, épaulant le vaisseau central, percement de baies étroites).

Elle a les piliers rectangulaires à tailloirs et arcades romanes. Les deux bas côtés sont voutés à la romane. La grande nef est plafonnée. Les chapiteaux et le triplet du chevet indique le XIIIe siècle. Le transept est voûté à double tore.

 

               

La surface de l'église est de 450 m²

 

Des travaux importants de restauration eurent lieu dans les années 1864, 1873, 1888 et 1988 avec la réfection du clocher.

L'orientation de l'église est au nord/est ce qui la diffère des autres églises.

Après l'abandon de l'église de St Michel de Poigny au début du XIXe siècle, l'église de Sainte Colombe est devenue lieu de culte pour les populations des 2 communes.

Cet édifice est non classé à l'inventaire des Monuments Historiques.

 

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LE CLOCHER

 

Il semble que sa construction soit relativement récente (17ème ou 18ème siècle).

Une date figure sur une des poutres maîtresses de l'ouvrage : 1754. Le clocher, couvert d'ardoises, d'une hauteur de 26 mètres, en forme d'étoile (vu du ciel), avec son toit dit "a chapeau" à 8 cotés est peu répandu en Brie.

En 1833, la charpente qui pouvait recevoir à l'origine 2 cloches, en reçoit une nouvelle en 1833 d'un poids de 800 kg. Elle a pour nom de baptême " Adélaïde Henriette Colombe Michèle".

Après une restauration partielle en 1873, la réfection complète du clocher fut réalisée  en 1988 avec mise en place de nouveaux abat-sons et d'un coq en cuivre.

En 1989 une consolidation du sommier s'avéra nécessaire avec pose d'un nouveau plafond en lambris à la croisée du transept, travaux réalisés par les Etablissement Chervet de Savins.

En 1991, la réfection complète de la couverture de la chapelle de la Vierge fut réalisée. La pose d'un paratonnerre en 1996 acheva la restauration complète du clocher.

 

 

LES FRESQUES

 

Comme tous les édifices du Moyen-âge, les murs de l'église étaient peints et décorés.

La couleur ocre en était la base.

 

Des traces de ces fresques subsistent sous le badigeon blanc datant à l'origine de 1865.

 

 

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LES VITRAUX

 

 

Les vitraux, posée en 1874 par Louis Boileau, maçon à Septveilles ont retrouvé leur place en 2015. Déposés en 1994 lors de travaux d'assainissement, ils ne purent être réinstallés d'une part les baies les recevant avaient disparu et d'autre part, ils avaient besoin d'une restauration.

M. Miller, vitrailliste a mis les verres à la cote, a refait le visage de la Vierge (qui était invisible) et a réalisé les fixations.

M. David Dromenel a réalisé l'aménagement des baies sur le pourtour des vitraux. Profitant de son échafaudage, il a également réparé plusieurs fissures devenues inquiétantes.

Les vitraux consacrent de gauche à droite l'annonciation, le Christ en majesté et sainte Colombe. (confer flash info de septembre 2015).

 


 

 

Les pierres tombales

 

Le fragment d'une pierre tombale subsiste dans l'église. Il est situé contre le mur à droite de l'entrée. Il s'agirait de la sépulture d'Edmé Bruy (vicaire de la Léproserie) et de sa mère, tous deux étant apparentés à la famille De Beaulieu, originaire du Pécy.

Des inhumations ayant cours dans l'église jusqu'au 17ème siècle, il est probable que cette pierre tombale fut déplacée lors de la réfection du carrelage à la fin du 18ème siècle.

 

 

Le patrimoine mobilier

 

La chaire (inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 30 mai 1980), les bancs anciens ont été restaurés dans les années 2008 et 2009.  Les stalles dateraient du 18ème siècle.

Le confessionnal, les autels dédiés à Sainte Colombe et à la mère du Christ datent de 1885.

Certains objets, inscrits sur des inventaires anciens, ne figurent plus dans le patrimoine de cette église.

 

 

               

 

La Statuaire

Selon les inventaires faits entre 1838 et 1853, l'église possédait 12 statues :

  • Ste Colombe
  • La Sainte vierge
  • Saint Eloi,
  • Saint Vincent,
  • Saint Paul
  • Saint Loup                                                                    
  • Saint Michel
  • Ste Catherine
  • St Fiacre
  • Saint Roch
  • Saint Jean
  • Saint Nicolas.                                                                   

 

 

 

La châsse reliquaire

 

La chasse est l'objet le plus symbolique de l'église.

En bois peint et doré, ornée aux quatre angles de quatre colonnes dorées, en forme de tombeau, elle est garnie de 4 glaces ovales.

La dite châsse disposait d'un brancard de procession que nous ne possédons plus.

 

 

 

Le Chemin de Croix

 

Quatorze stations datant de 1899 : Céramiques de Alice de Clercq déposées en 1990 pour restauration.

 

   

Les annexes

 

La porte à droite de la chapelle de la Vierge donne accès à la sacristie, affectée l'hiver en lieu de prière. Il s'agit d'une belle salle voutée restaurée dans les années 1970.

L'accès au clocher se situe derrière la chapelle Ste Colombe. On y accède par une porte située coté jardin de l'ancien presbytère.

Il est dommage que cet accès ne nous soit pas permis.

 

Les troncs

 

Il y avait à l'origine 3 troncs pour l'église, 2 sont encore visibles.

 

Les lustres

 

Les lustres décorant les deux chapelles furent installés en 1892. Ils furent fournis par la fabrique Dumont de Lyon.

Une remise en état pour leur mise en valeur est récente. Nous la devons à Monsieur Guy Cochet, fervent défenseur du patrimoine.